vendredi 24 février 2017
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Assid: Le « Dahir berbère » a été une réponse à la volonté des tribus berbères

Casablanca ( Amazigh24): Au cours de sa participation au colloque organisé par le mouvement « Damir » sur «la religion et les femmes, » à la Bibliothèque nationale à Rabat, le chercheur et l’activiste amazigh Ahmed Assid a déclaré que les tribunaux coutumiers qui avaient lieu au Maroc au cours de la période coloniale n’étaient pas le produit du protectorat, mais fonctionnaient déjà avant la dite période, et le « Dahir berbère » n’a été que la reconnaissance Française de leur prééminence dans les territoires des tribus berbères.

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Il a également souligné que le Droit coutumier constituait une partie intégrante de la culture authentique marocaine, mais le discours des leaders du mouvement national avait essayé de démentir cette réalité, en prétendant que c’était l’administration coloniale qui avait monté de toutes pièces. les tribunaux coutumiers
Assid a aussi déclaré que les autorités du protectorat n’avaient pas procédé à l’officialisation des normes Amazighes qu’en réponse à la volonté des Amazighs parce qu’ils n’acceptaient pas le pouvoir judiciaire du Makhzen, et ainsi toute l’Histoire officielle du Royaume à ce sujet est une ironie.
« Personne ne peut nier aujourd’hui que l’Histoire officielle du pays est l’Histoire des dynasties régnantes et non pas celle du peuple marocain et, par conséquence, le lecteur de cette Histoire ne peut pas connaître les habitudes des marocains ni leur évolution sociale, surtout pendant l’époque coloniale. » explique Assid.
Contrairement aux dispositions du droit islamique qui stipulent la torture et la marginalisation de la femme, Assid a précisé queles dispositions légales Amazighs ne touchent pas au corps humain, ne prévoient que des amendes et l’exil, et reconnaissent les principes de la justice et de l’égalité, d’une part et, d’autre part, attachent une importance particulière à la femme et lui reconnaissent le même lot que l’homme en matière de l’héritage, le droit de se faire marier par elle-même sans tuteur, le droit d’annuler le mariage qui a eu lieu en son absence, et le droit de demander le divorce

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