lundi 21 août 2017
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Rachid Belghiti, l’enfant terrible de Tata

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Quand tu le rencontres pour la première fois, ce qui te frappe, c’est sa simplicité. Malgré qu’il est connu de la plupart des marocains, il garde cette sobriété spécifique aux hommes de désert.

Ce berbère de Tata, est membre de l’extrême gauche radicale, et il ne se contente pas de parler. Il n’hésite pas à aller au charbon. Il n’hésite pas à payer de sa personne. la première fois que je l’ai rencontré, c’était lors des manifestations du Mouvement 20 Février, dont, il est un des fondateurs. Malgré l’euphorie des révolutions démocratiques en Afrique du Nord, il est resté lucide. Il sait que le Maroc , ce n’est pas la Tunisie et M6 n’est pas Ben Ali.

Il a aussi mené une « guérilla » contre le financement publique du Festival Mawazine. Des années après, le festival a renoncé à se faire financer avec de l’argent public.

C’est aussi, un bon vivant, qui aime la musique. Il a été l’un des fondateurs du festival de musique saharienne de Mahamid El ghozlane au sud Est vers  la frontière avec l’Algérie.

Au niveau professionnel, Rachid est un journaliste implacable, qui a été de presque toutes les aventures les plus coriaces dans le domaine de la presse au Maroc. Il collabore actuellement avec  Lakome 2 .

Il a reçu le prix  » Izerfan Awards » du Festival International du Film sur les droits humains de Rabat. Mais, ce qui reste de ce barbu, aux yeux de lynx, c’est son humanisme. A chaque fois que je le rencontre, il est toujours entouré de femmes et d’hommes d’autres cultures et d’autres religions.

Ba Rachid, comme l’appellent ses amis, est juste un hymne à la sobriété heureuse.

O. Louzi

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